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Pompe à Chaleur ou Radiateurs Électriques ?

Julien Philbert, Expert en pompes à chaleur
Par Julien Philbert, Expert en pompes à chaleur ·

Le problème du chauffage électrique en Pas-de-Calais

Le Pas-de-Calais concentre un parc de logements particulièrement exposé au tout-électrique. Des villes comme Lens, Béthune, Hénin-Beaumont, Calais ou encore Boulogne-sur-Mer comptent une proportion importante de pavillons construits entre 1970 et 1990, époque où les promoteurs et les organismes HLM installaient des convecteurs électriques à bas coût sans se soucier des factures futures. Dans les anciens bassins miniers du Lenslois, de la Gohelle et du Douaisis mitoyen, des milliers de maisons de cette génération tournent encore aujourd'hui avec des radiateurs à résistance que les habitants surnomment eux-mêmes "grille-pains" : ils consomment autant qu'une ancienne chaudière à fioul, mais sans aucune flexibilité ni confort thermique.

Le problème est structurel. Un convecteur électrique affiche un rendement théorique de 100 % : il transforme chaque kilowattheure en chaleur sans perte. Mais ce chiffre trompeur cache la réalité du coût de l'électricité. En 2026, le tarif réglementé de vente (TRV Bleu) dépasse 0,25 €/kWh toutes taxes comprises. Une maison de 100 m² mal isolée dans le secteur de Calais ou d'Arras peut facilement consommer 18 000 à 22 000 kWh par an pour le seul chauffage, soit une facture annuelle de 4 500 à 5 500 euros. C'est insupportable pour des ménages à revenus modestes ou intermédiaires, pourtant très représentés dans ce territoire.

Le climat du Pas-de-Calais est océanique dégradé, influencé par la Manche et la mer du Nord. Les hivers y sont relativement doux : les températures descendent rarement sous -5 °C, même dans l'arrière-pays boulonnais ou les hauteurs de l'Artois. La moyenne hivernale tourne autour de 3 à 5 °C. Les étés restent frais, avec des pointes de chaleur de plus en plus fréquentes depuis 2019. Ce profil climatique est en réalité idéal pour les pompes à chaleur air/eau et air/air : les rendements restent excellents même en janvier, car la technologie fonctionne de façon optimale jusqu'à -15 °C et les températures locales ne posent aucune contrainte technique particulière.

Les zones les plus concernées par ce parc tout-électrique vieillissant sont les communes de la Communauté d'Agglomération de Lens-Liévin, du Bassin minier classé à l'Unesco, des quartiers péri-urbains de Saint-Omer, de Berck-sur-Mer, d'Aire-sur-la-Lys, et des lotissements des années 1980 autour de Bruay-la-Buissière. Ces ménages paient aujourd'hui le prix fort d'un choix énergétique imposé il y a quarante ans.

Tableau comparatif : pompe à chaleur contre radiateurs électriques

Ce tableau met en regard les deux solutions sur les critères qui comptent réellement pour un propriétaire dans le Pas-de-Calais.

CritèreRadiateurs électriquesPompe à chaleur Air/Eau
Rendement énergétique (COP)1,0 (100 %)3,0 à 4,5 selon saison
Coût d'installation500 à 1 500 € (remplacement unitaire)8 500 à 16 000 € (installation complète)
Facture annuelle (100 m²)4 000 à 5 500 €1 200 à 1 800 €
Économies annuelles estiméesRéférence 0 €2 500 à 3 500 €/an
Aides financières disponiblesAucuneMaPrimeRénov', CEE, Éco-PTZ, TVA 5,5 %
Production d'eau chaude sanitaireNon (chauffe-eau séparé nécessaire)Oui, via ballon intégré en option
Climatisation en étéNonOui (réversible sur PAC Air/Air)
Confort thermiqueChaleur sèche, air asséchéChaleur douce, homogène, hygrométrie préservée
Impact sur le DPEDPE souvent E, F ou GPassage fréquent en C ou D
Durée de vie15 à 20 ans20 à 25 ans avec entretien annuel

Le rapport entre les deux systèmes est sans appel sur le plan du rendement : là où un convecteur consomme 1 kWh pour produire 1 kWh de chaleur, une pompe à chaleur air/eau récupère 3 à 4,5 kWh de calories dans l'air extérieur pour chaque kWh consommé. Dans le contexte climatique du Pas-de-Calais, avec des températures hivernales modérées, le coefficient de performance saisonnier (SCOP) d'une installation bien dimensionnée dépasse régulièrement 3,5.

Simulation sur 10 ans pour une maison de 100 m² dans le Pas-de-Calais

Prenons une maison type représentative du parc local : un pavillon de 100 m² construit en 1978 à Hénin-Beaumont ou à Liévin, avec isolation légère, double vitrage récent mais pas de ventilation mécanique contrôlée. Chauffage actuel : 8 convecteurs électriques ancienne génération. Consommation estimée : 20 000 kWh/an en chauffage et eau chaude sanitaire. Tarif électrique de départ : 0,25 €/kWh, avec une hypothèse de hausse de 3 % par an, cohérente avec l'évolution des dix dernières années.

AnnéeCoût convecteurs (€)Coût PAC Air/Eau (€)Économie annuelle (€)
Année 15 0001 4003 600
Année 25 1501 4423 708
Année 35 3051 4853 820
Année 55 6271 5754 052
Année 86 1581 7234 435
Année 106 5401 8314 709
TOTAL 10 ans57 190 €16 010 €41 180 €

En ajoutant le coût d'installation d'une PAC air/eau à 12 000 € (avant aides) et en déduisant les subventions cumulables (environ 7 000 à 9 000 € selon les revenus), le reste à charge net descend à 3 000-5 000 €. Sur 10 ans, l'économie nette réalisée dépasse 36 000 euros. Le retour sur investissement se situe entre 2 et 4 ans selon le niveau d'isolation et le profil de revenus du foyer. Ces chiffres sont cohérents avec les retours terrain constatés par les installateurs RGE actifs dans le Pas-de-Calais.

Dans le Pas-de-Calais, le SCOP moyen d'une PAC air/eau correctement dimensionnée atteint 3,5 à 4,0 grâce au climat océanique. Les températures négatives prolongées sont rares, ce qui préserve les performances de l'unité extérieure tout au long de la saison de chauffe. C'est un avantage concret par rapport aux régions de montagne ou au nord-est de la France.

Les avantages concrets de la pompe à chaleur dans le Pas-de-Calais

Une chaleur douce qui respecte l'air intérieur

Les convecteurs à résistance produisent une chaleur sèche qui assèche l'air, fragilise les muqueuses, crée des courants thermiques entre le sol et le plafond, et génère une impression de froid en dépit d'une température ambiante pourtant correcte. La pompe à chaleur, qu'elle distribue la chaleur via des émetteurs basse température ou via des splits muraux, diffuse une chaleur douce et homogène. L'hygrométrie de la pièce reste plus stable, le confort perçu est meilleur à température égale, et la plupart des utilisateurs témoignent d'une sensation de bien-être nettement supérieure dès le premier hiver.

La climatisation pour les étés de plus en plus chauds

Si les étés du Pas-de-Calais ont longtemps été synonymes de fraîcheur, les vagues de chaleur de 2019, 2022 et 2023 ont changé les habitudes. Les PAC réversibles, et en particulier les modèles air/air multisplit, permettent de rafraîchir les pièces en saison estivale sans nécessiter un second appareil. Cette double fonctionnalité valorise doublement l'investissement : l'équipement travaille en chauffage d'octobre à mai, et peut assurer le confort thermique en juillet et août lors des épisodes caniculaires.

L'eau chaude sanitaire intégrée

Les foyers tout-électrique possèdent souvent un chauffe-eau à résistance électrique en plus des convecteurs, représentant une consommation supplémentaire de 2 000 à 3 500 kWh par an. La PAC air/eau peut intégrer un ballon d'eau chaude sanitaire thermodynamique, ou être couplée à un ballon thermodynamique indépendant (2 500 à 4 500 €). Dans les deux cas, le coût de production de l'eau chaude est divisé par deux à trois par rapport à un chauffe-eau classique. Pour une famille de quatre personnes dans la région de Calais ou d'Arras, l'économie sur l'eau chaude seule atteint 400 à 600 euros par an.

Valorisation immobilière et DPE

L'installation d'une PAC transforme le profil énergétique d'un bien. Une maison classée F ou G qui passait 4 500 euros de facture électrique annuelle voit son DPE évoluer vers C ou D après installation, selon le niveau d'isolation existant. Dans le contexte du marché immobilier du Pas-de-Calais, où les passoires thermiques subissent une décote croissante, ce gain de classe énergétique peut représenter une valorisation de 10 à 20 % sur le prix de vente. Les agences immobilières de Lens, Béthune et Saint-Omer confirment cette tendance : les biens avec DPE A ou B se vendent plus vite et mieux.

Les solutions d'installation adaptées au contexte local

PAC Air/Air : le remplacement le plus simple

Pour les maisons sans réseau hydraulique (sans radiateurs à eau ni plancher chauffant), la PAC air/air représente la solution la moins invasive. Un système multisplit comprend une unité extérieure et deux à quatre splits intérieurs dans les pièces principales. Comptez 5 000 à 10 000 euros pour une installation complète en maison individuelle de 80 à 110 m². Le gros avantage : pas de travaux de plomberie, pas de démolition, installation en une à deux journées. Le gros inconvénient : l'air soufflé peut gêner certains occupants, et le système n'intègre pas l'eau chaude sanitaire. Pour les pavillons du bassin minier dont la configuration ne permet pas facilement une installation hydraulique, cette solution représente souvent le meilleur compromis.

PAC Air/Eau : la solution complète avec réseau hydraulique

La PAC air/eau alimente un réseau de radiateurs basse température ou un plancher chauffant, et peut produire l'eau chaude sanitaire. C'est la solution la plus efficace sur le plan énergétique et la plus valorisante pour le DPE. Le budget total se situe entre 10 000 et 16 000 euros selon la puissance requise et la complexité de l'installation. Pour les maisons déjà équipées de radiateurs en fonte ou en acier (anciens systèmes fioul), la conversion est relativement aisée. Dans les maisons tout-électrique sans réseau d'eau, l'installateur doit créer les canalisations et poser les émetteurs basse température, ce qui alourdit le chantier de 2 000 à 4 000 euros.

La solution mixte : PAC Air/Air plus ballon thermodynamique

Pour les ménages qui souhaitent un budget réduit tout en maximisant les économies, l'association d'une PAC air/air pour le chauffage et d'un chauffe-eau thermodynamique pour l'eau chaude sanitaire constitue une option sérieuse. Le coût global (6 000 à 13 000 euros) reste inférieur à une installation PAC air/eau complète, les économies sont substantielles, et les deux équipements bénéficient d'aides distinctes. Cette configuration est particulièrement adaptée aux appartements et aux petits pavillons du littoral calaisien ou boulonnais.

Aides et financement disponibles dans le Pas-de-Calais en 2026

Le Pas-de-Calais est un département qui concentre une proportion importante de ménages à revenus modestes et très modestes, ce qui ouvre droit aux barèmes les plus favorables de MaPrimeRénov'. Les aides cumulables en 2026 sont les suivantes.

MaPrimeRénov' : jusqu'à 5 000 euros

MaPrimeRénov' subventionne le remplacement d'un système de chauffage polluant ou énergivore par une pompe à chaleur. Pour une PAC air/eau installée en résidence principale, le montant maximum atteint 5 000 euros pour les ménages modestes (revenus inférieurs aux plafonds ANAH). Pour les ménages très modestes, le taux de prise en charge peut couvrir jusqu'à 65 % du montant éligible. L'aide est versée directement ou via l'avance de l'installateur agréé RGE. Condition impérative : l'installateur doit être certifié RGE (Reconnu Garant de l'Environnement), qualification désormais bien représentée dans les agglomérations de Lens, Béthune, Arras et Calais.

CEE : jusqu'à 4 000 euros

Les Certificats d'Économie d'Énergie (CEE) constituent une aide complémentaire versée par les fournisseurs d'énergie dans le cadre de leurs obligations légales. Leur montant pour une PAC air/eau varie entre 800 et 4 000 euros selon la puissance installée, la zone climatique et les revenus du foyer. Les offres "Coup de Pouce Chauffage" proposées par EDF, Engie, TotalEnergies et d'autres acteurs peuvent porter ce montant plus haut en période de campagne. Pour maximiser ce poste, il est conseillé de faire comparer les offres CEE par votre installateur avant de signer.

L'Éco-PTZ : jusqu'à 15 000 euros sans intérêts

L'Éco-Prêt à Taux Zéro permet de financer jusqu'à 15 000 euros de travaux pour le remplacement d'un système de chauffage par une PAC, sans payer d'intérêts. Ce dispositif est accessible sans condition de ressources et peut être cumulé avec MaPrimeRénov' et les CEE. Pour un ménage qui dispose de peu d'épargne, c'est souvent le levier qui permet de financer le reste à charge sans effort immédiat. La durée de remboursement peut aller jusqu'à 20 ans, rendant les mensualités très supportables au regard des économies réalisées sur la facture électrique.

Le bonus sortie passoire thermique

Pour les logements classés F ou G au DPE avant travaux, un bonus supplémentaire de 1 500 euros (ménages intermédiaires) à 3 000 euros (ménages modestes) est accordé si les travaux permettent de sortir de la classe passoire. Dans le Pas-de-Calais, où les passoires thermiques représentent une part significative du parc résidentiel, ce bonus est très souvent accessible. Il faut faire réaliser un DPE avant et après travaux pour en bénéficier.

TVA réduite à 5,5 %

Tous les travaux d'installation d'une PAC dans un logement de plus de deux ans bénéficient du taux de TVA réduit à 5,5 % au lieu de 20 %. Sur une installation à 12 000 € HT, cela représente une économie directe d'environ 1 740 euros par rapport au taux normal. Cette réduction est automatiquement appliquée par tout installateur RGE sur la facture de travaux.

Attention : pour bénéficier de MaPrimeRénov' et des CEE, la demande d'aide doit être déposée AVANT la signature du devis d'installation. Ne signez aucun bon de commande avant d'avoir obtenu votre accord de financement. Les installateurs RGE sérieux dans le Pas-de-Calais vous accompagnent dans ces démarches, qui peuvent être réalisées entièrement en ligne sur le site de France Rénov'.

DPE et obligations réglementaires : ce que les propriétaires bailleurs doivent savoir

La réglementation sur les passoires thermiques est entrée dans sa phase opérationnelle la plus contraignante. Depuis le 1er janvier 2025, les logements classés G au DPE sont interdits à la location en France. En 2028, ce sera au tour des logements classés F. En 2034, les logements classés E seront à leur tour concernés par cette interdiction progressive.

Dans le Pas-de-Calais, ces échéances ont des conséquences directes sur des milliers de propriétaires bailleurs. Les pavillons tout-électrique des années 1970-1990, dont beaucoup affichent un DPE F ou G du fait de leur étiquette énergie primaire très pénalisante pour l'électricité, sont en première ligne. Un propriétaire bailleur d'un pavillon à Harnes, à Noeux-les-Mines ou à Marquise qui ne fait rien risque de ne plus pouvoir mettre son bien en location dès 2025 s'il est classé G, ou dès 2028 s'il est classé F.

L'installation d'une PAC air/eau bien dimensionnée, couplée à des travaux d'isolation si nécessaire, permet dans la plupart des cas de passer du classement F ou G vers C ou D. Ce changement de classe débloque non seulement la possibilité de louer, mais aussi une valorisation du bien à la revente. Le marché locatif du Pas-de-Calais est sous tension dans plusieurs zones (Lens, Béthune, Calais) : les propriétaires qui anticipent cette rénovation bénéficieront d'un avantage compétitif décisif face à ceux qui temporisent.

Pour les copropriétés également, la question de la rénovation énergétique devient incontournable. Les syndicats de copropriété dont les parties communes ou les logements individuels sont chauffés à l'électricité peuvent initier des travaux collectifs bénéficiant des mêmes aides, avec des marchés groupés permettant de réduire les coûts d'installation unitaires.

Cas concret : un pavillon des années 1980 à Liévin rénové avec une PAC air/eau

Pour illustrer concrètement ce que représente le passage des convecteurs à la PAC, prenons l'exemple d'un pavillon de 105 m² construit en 1982 dans le secteur de Liévin, occupé par un couple avec deux enfants. Le logement est équipé de 9 convecteurs électriques ancienne génération et d'un chauffe-eau électrique de 200 litres. La consommation annuelle déclarée atteint 22 500 kWh, soit une facture de 5 625 euros en 2025.

Le DPE réalisé avant travaux classe le logement en F (268 kWh EP/m²/an). L'isolation des combles a été réalisée il y a quelques années, le double vitrage est récent, mais les murs ne sont pas isolés.

La solution retenue après audit : une PAC air/eau de 10 kW avec ballon d'eau chaude sanitaire intégré de 200 litres, distribution via quatre radiateurs basse température en acier dans les pièces de vie, et les convecteurs existants conservés en appoint dans les chambres. L'installateur RGE d'Arras a réalisé le chantier en quatre jours.

Détail financier de l'opération

  • Coût total travaux TTC (TVA 5,5 %) : 13 800 euros
  • MaPrimeRénov' (ménage modeste, barème 2026) : - 4 500 euros
  • Bonus sortie passoire thermique (DPE F) : - 1 500 euros
  • CEE Coup de Pouce Chauffage : - 2 800 euros
  • Reste à charge net : 5 000 euros
  • Financement via Éco-PTZ sur 15 ans : mensualité de 28 euros
  • Facture énergétique après travaux : 1 480 euros/an (estimation)
  • Économie annuelle réalisée : 4 145 euros
  • Retour sur investissement : moins de 14 mois sur le reste à charge net
  • Nouveau DPE après installation : classe C (142 kWh EP/m²/an)

Ce cas illustre parfaitement pourquoi la PAC est non seulement rentable mais urgente pour les propriétaires du Pas-de-Calais. La combinaison des aides aboutit à un reste à charge très faible, les économies annuelles sont immédiates et substantielles, et la valorisation du bien à terme est significative.

Notre verdict : quel est l'investissement le plus rentable en rénovation ?

La comparaison entre radiateurs électriques et pompe à chaleur ne souffre d'aucune ambiguïté dans le contexte du Pas-de-Calais. Les convecteurs électriques sont une technologie du passé, conçue à une époque où l'électricité nucléaire française était abondante et peu chère. Aujourd'hui, maintenir des convecteurs à résistance dans un pavillon du bassin minier ou du littoral calaisien, c'est accepter de payer deux à quatre fois plus cher son chauffage qu'un voisin équipé d'une PAC récente.

La pompe à chaleur air/eau reste la solution la plus complète : elle chauffe, produit de l'eau chaude sanitaire, améliore le DPE, et protège contre les futures interdictions de location. Son coût d'installation est compensé en moins de deux à quatre ans par les économies réalisées et les aides mobilisables. Sur vingt ans, l'avantage financier représente souvent 60 000 à 80 000 euros par rapport à un maintien des convecteurs.

Pour les logements sans réseau hydraulique où l'installation d'une PAC air/eau serait trop complexe ou trop coûteuse, la PAC air/air multisplit associée à un ballon thermodynamique constitue une alternative sérieuse, moins efficace sur le DPE mais déjà très rentable sur la facture. Dans tous les cas, l'inaction est l'option la plus coûteuse.

Pour aller plus loin

Sources

  • France Rénov' — Simulateur d'aides à la rénovation énergétique : france-renov.gouv.fr
  • ADEME — Guide pratique "Se chauffer avec une pompe à chaleur", édition 2025 : ademe.fr
  • Ministère de la Transition Écologique — Réglementation DPE et interdictions de location : ecologie.gouv.fr
  • ANAH — Barèmes MaPrimeRénov' 2026 et plafonds de ressources : anah.gouv.fr
  • Agence Nationale pour l'Information sur le Logement — Observatoire du parc résidentiel Nord-Pas-de-Calais : anil.org
  • Observatoire Régional de l'Énergie, du Climat et de l'Air (ORECA Hauts-de-France) — Données de consommation énergétique résidentielle dans le Pas-de-Calais : hauts-de-france.ademe.fr

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